Lundi 25 juillet 2011
1
25
/07
/Juil
/2011
22:11
Ma chère, très chère Amy,
Tu auras poussé le piston une fois de trop. Je voulais t'écrire. J'ai repoussé. Je voulais t'écrire, il est trop tard.
Je te tutoie, tu es étais plus jeune que moi et suffisament Rock'n'Roll pour que je puisse me le permettre. De toutes manières, de là où
tu es désormais...
Je n'ai pas de pitié pour le junkies. Je n'ai pas d'affection particulière pour les divas trash. Mais toi. Toi. Tu avais ce machin que les autres n'ont pas, ce machin que l'on te jalouse. Tu
avais l'étincelle. Tu l'as noyé dans le poison.
Tu étais toi même un poison, une drogue. Je plaide coupable: oui je m'injectais ta musique, tes textes, ta voix directement dans les oreilles. Une dose, puis une autre, puis
encore une autre, puis encore une autre, puis... Mais on ne peut pas faire d'overdose en t'écoutant, ta voix est un remède autant qu'une drogue.
Tu as déconné ma grande, tu as déconné à plein tubes. Que vais je éspérer maintenant ? Ton grand retour n'est plus immaginable, tu m'en as personellement privé. Le mal-être, je comprend. Le
mal-être, je connais bien. Mais se rendre dépendante ? Toi qui étais si indépendante, c'est un non sens. Tu as déconné, vraiment. Je vais conserver précieusement le maigre héritage que tu nous a
laissé (deux albums dont un assez moyen, tu en conviendras). Je vais le conserver et je veillerai personnellement à ce que l'on ne t'oublie pas. Car tu étais la meilleure et ce malgré tes
nombreux penchants "inconvenants".
"You know I'm no good." ?
Yeah I know, but wathever, I love you.
Paul-Marie.